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Exposition de Paris des Arts Décoratifs, 1925

L'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes, tenue à Paris en 1925, a donné au mouvement Art Déco son nom rétrospectif et a marqué l'apogée de la période des arts décoratifs de l'entre-deux-guerres, durant laquelle les œuvres les plus célébrées de Cartier ont été produites.

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L'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes a ouvert ses portes à Paris en avril 1925 et s'est déroulée jusqu'en octobre de la même année. Elle occupait les rives de la Seine entre le Pont Alexandre III et l'Esplanade des Invalides, avec des pavillons construits par les nations participantes et les secteurs industriels sur une vaste zone du centre de Paris. L'exposition a attiré des millions de visiteurs et est devenue la vitrine emblématique de la direction des arts décoratifs qui serait plus tard nommée d'après elle : l'Art Déco, une compression d'Arts Décoratifs.

Le nom lui-même est apparu plus tard. Ceux qui travaillaient au sein du mouvement en 1925 n'auraient pas utilisé le terme Art Déco; cette appellation était une création rétrospective qui a gagné en popularité à partir des années 1960. En 1925, ce qui était exposé était décrit comme le style moderne, le style contemporain, ou simplement comme les nouveaux arts décoratifs. Le mot Déco est venu, finalement, de Décoratifs.

Ce que l'Exposition Représentait

L'Exposition de 1925 était une déclaration sur l'orientation des arts décoratifs français après la Première Guerre mondiale. Les organisateurs ont spécifié que seules les œuvres de caractère moderne seraient admises : pas de pastiche historique, pas de styles de renaissance. Le géométrique, le stylisé, le audacieux et le plat étaient privilégiés par rapport aux associations curvilignes et ornementales de l'Art Nouveau. En pratique, la ligne n'était pas toujours clairement définie, mais l'intention était de positionner la France comme le leader mondial du design contemporain.

Cartier a participé aux côtés d'autres grandes maisons de joaillerie et de luxe; Van Cleef and Arpels a remporté le Grand Prix avec un bracelet de roses en rubis et diamants. Les pièces présentées par la maison reflétaient l'orientation que Louis Cartier, Charles Jacqueau et Jeanne Toussaint développaient depuis le début des années 1920 : des structures géométriques fortes, des combinaisons de couleurs très contrastées utilisant le noir et le blanc avec des touches de corail ou de jade, et l'esthétique polychrome audacieuse inspirée des sources visuelles égyptiennes, persanes et indiennes.

Le lien avec l'Inde

L'Exposition de 1925 a attiré d'éminents mécènes indiens à Paris à un moment où les relations de Cartier avec les maharajas devenaient de plus en plus productives. Le Maharaja of Kapurthala était présent; d'autres visiteurs indiens sont arrivés pour l'Exposition et ont profité de l'occasion pour visiter la rue de la Paix. La proximité des principaux clients indiens et les capacités de l'atelier Cartier durant cette période ont contribué à la production des extraordinaires commandes indo-européennes de la fin des années 1920.

Héritage

L'Exposition de 1925 est un point fixe dans la chronologie du design du XXe siècle. Les objets produits pour et autour d'elle, y compris les pièces de Cartier de cette période, représentent la pleine expression des principes esthétiques qui se développaient depuis le début des années 1910. Les décennies qui ont suivi ont pris des directions différentes : les années 1930 ont vu un virage vers des formes plus monumentales, et la Seconde Guerre mondiale a interrompu la production de haute joaillerie à travers l'Europe. Le moment de 1925 fut bref, intense et bien documenté, ce qui explique en partie pourquoi il est resté si central dans la compréhension de l'histoire de Cartier.

Sources

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