Consuelo Vanderbilt est née en 1877, petite-fille de Cornelius Vanderbilt, qui avait bâti l'une des plus grandes fortunes de l'histoire américaine. En 1895, elle épousa le 9e duc de Marlborough, devenant l'une des premières d'une longue lignée de « princesses dollar » qui apportèrent la richesse américaine à l'aristocratie britannique à court d'argent.
Le monde servi par Cartier
Sa position de Duchesse de Marlborough plaça Consuelo Vanderbilt au cœur du monde social qui soutenait les succursales de Cartier à Londres et à Paris. L'aristocratie de la fin de l'époque victorienne et édouardienne, complétée par la richesse américaine et les connexions impériales russes, était la principale clientèle de Cartier pendant les années du Style Guirlande et de la Belle Époque. Les bijoux qu'elle apporta avec elle en Angleterre comprenaient des pièces ayant appartenu à Catherine la Grande et à l'Impératrice Eugénie. L'ampleur des bijoux portés et requis dans ce monde social constituait le fondement commercial sur lequel Cartier bâtit son entreprise.
Lien avec Cartier
Vanderbilt acheta une pendulette émaillée à Cartier, parmi d'autres pièces. Dans ses mémoires, elle distingua Fabergé et Cartier: Fabergé était plus vénéré pour ses objets d'art, Cartier pour ses bijoux. Sa filleule, la Duchesse de Manchester, cubano-américaine, commanda le Diadème de Manchester à Cartier en 1903. Lorsque Édouard VII fut couronné en 1902, Cartier Londres exposa dix-neuf diadèmes appartenant à des invités du couronnement, dont celui de la Duchesse de Marlborough.
Vanderbilt rendit également visite à la Grande-Duchesse Vladimir à Saint-Pétersbourg, laissant un récit mémorable et vivant de la collection de bijoux de la Grande-Duchesse, dont une grande partie serait traitée par Cartier après sa dispersion. Le compte rendu complet figure dans The Cartiers.
Vie ultérieure
Son mariage avec le Duc fut malheureux et fut annulé en 1920. Elle épousa par la suite Jacques Balsan, un aviateur français, et passa une grande partie de sa vie ultérieure en France. Elle décéda en 1964 à l'âge de quatre-vingt-sept ans.
Sources
- Francesca Cartier Brickell, The Cartiers (Ballantine Books, 2019), chap. 1 et chap. 2
- Consuelo Vanderbilt Balsan, The Glitter and the Gold (Hodder & Stoughton, 2012; publié à l'origine en 1953)
- Hans Nadelhoffer, Cartier: Jewelers Extraordinary (Thames and Hudson, 1984; révisé en 2007)
- Wikipédia: Consuelo Vanderbilt