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Delhi Durbar 1911

Le Delhi Durbar de décembre 1911, organisé pour marquer le couronnement du roi George V en tant qu'Empereur des Indes, a été l'occasion d'une visite d'affaires de Jacques Cartier qui s'est avérée transformatrice pour les relations de la Maison avec l'Inde.

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Le Delhi Durbar de décembre 1911 fut l'un des plus grands rassemblements cérémoniels de l'histoire de l'Inde britannique. Organisé dans un amphithéâtre construit à cet effet dans les plaines au nord de Delhi, il a rassemblé les princes, les nobles et les fonctionnaires de l'Empire des Indes pour marquer le couronnement du roi George V en tant qu'Empereur des Indes. George V lui-même y a assisté, étant le seul monarque britannique régnant à faire le voyage pour une telle occasion. À ses côtés se trouvaient la reine Mary, une vaste suite et les souverains de chaque État princier important du sous-continent.

Le cadre était spectaculaire et conçu à cet effet. Douze princes régnants sont arrivés avec leurs suites dans une procession d'éléphants. Les bijoux exposés représentaient des siècles de richesse accumulée par certaines des cours les plus opulentes du monde. Des perles fines, des diamants, des rubis, des émeraudes et des pierres taillées mogholes étaient portés en quantités qui étonnèrent les observateurs européens.

La Visite Stratégique de Jacques Cartier

Jacques Cartier, alors responsable des opérations de Cartier à Londres, a assisté au Durbar non pas en tant que spectateur, mais en tant qu'homme d'affaires avec un objectif précis. Le rassemblement offrait une opportunité unique : les souverains de nombreux États les plus importants de l'Inde seraient réunis en un seul lieu et au même moment. Pour un joaillier cherchant à établir des relations avec des clients dont le pouvoir d'achat était immense, le Durbar représentait une ouverture sans précédent.

La visite fut un succès, comme en témoignent ses résultats. Le Durbar a représenté une occasion unique pour Jacques de rencontrer de nombreux clients potentiels importants en un seul lieu. Ce fut une stratégie réussie : après le Durbar, Jacques fut invité à visiter de nombreux palais à travers le pays.

La Conséquence

Les visites de palais qui s'ensuivirent ont établi les relations qui ont abouti aux plus grandes commandes indiennes de Cartier dans les années 1920. Jacques Cartier est retourné en Inde à plusieurs reprises, voyageant entre les cours princières, évaluant des pierres dans les trésors privés et commandant des œuvres qui ont amené des pierres précieuses taillées mogholes et des pierres de couleur indiennes dans les ateliers parisiens pour être montées dans les montures en platine à la mode de l'époque.

Le collier de Patiala, l'ornement de turban de Kapurthala, les parures de diamants de Nawanagar et de nombreuses commandes plus modestes, toutes tirent leur origine, au moins en partie, des relations qui ont commencé lors du Durbar de 1911. L'événement fut le moment unique où l'accès de Cartier au monde princier indien s'est le plus considérablement étendu.

Contexte Historique

Le Durbar de 1911 fut le dernier de trois cérémonies de ce type tenues sous la domination impériale britannique, les précédentes ayant eu lieu en 1877 et 1903. Il s'est déroulé un peu plus de trente ans avant l'indépendance de l'Inde. Le monde qu'il représentait, celui des princes héréditaires, des vastes trésors hérités et des démonstrations cérémonielles d'une ampleur jamais vue en Europe à l'époque, commençait déjà à changer. Les commandes que Jacques Cartier y a obtenues étaient le fruit d'un ordre social qui serait considérablement démantelé en une génération. Les pièces et les relations sont explorées dans Maharajas and Mughal Magnificence et Cartier et le Maharaja.

Sources

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