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Gaekwar et Maharani de Baroda

Les Gaekwar de Baroda comptaient parmi les souverains princiers indiens les plus riches, et la collection de bijoux de Baroda, comprenant des ensembles de perles légendaires et des diamants nommés, a mis la cour en contact durable avec Cartier et d'autres grandes maisons.

· · 420 mots · 2 min de lecture

L'État de Baroda, dans ce qui est aujourd'hui le Gujarat en Inde occidentale, fut gouverné par la dynastie Gaekwar du XVIIIe siècle jusqu'à l'indépendance de l'Inde. Au XIXe siècle, les Gaekwar avaient accumulé l'une des collections de bijoux les plus célèbres au monde, seulement égalée parmi les États princiers indiens par Hyderabad. La richesse de Baroda provenait d'une combinaison de terres agricoles fertiles, du commerce du coton et de la gestion avisée de souverains successifs.

Les bijoux de Baroda sont devenus célèbres grâce à l'ampleur de leur collection, à la qualité des pierres individuelles et à une série d'objets remarquables qui sont entrés dans l'histoire. Le tapis de perles de Baroda, composé de perles naturelles agencées pour former un motif complexe, est l'un des objets les plus extraordinaires jamais réalisés à partir de matériaux gemmes. Les colliers de Baroda, utilisant des diamants et d'autres gemmes du trésor dans de multiples configurations, figuraient parmi les bijoux les plus photographiés du début du XXe siècle.

Cartier et Baroda

La relation entre la cour de Baroda et Cartier, comme d'autres relations princières indiennes majeures, était centrée sur le remontage de pierres historiques. Des gemmes du trésor de Baroda étaient apportées dans des ateliers européens, dont Cartier, pour être serties dans de nouvelles montures en platine ou en or qui reflétaient le goût contemporain. Des pierres taillées mogholes, des diamants bruts et des gemmes colorées polies de provenance de Baroda sont entrés et rentrés sur le marché européen de cette manière pendant plusieurs décennies.

Les interactions des Gaekwar avec Cartier Paris s'inscrivaient dans un schéma plus large d'engagement avec le commerce de la joaillerie parisienne. Comme Kapurthala et Patiala, les souverains de Baroda visitaient Paris périodiquement et passaient commande directement, maintenant des relations par l'intermédiaire d'agents et par contact personnel.

Une dynastie à travers les générations

Le lien avec Baroda s'est étendu sur plusieurs générations de la famille régnante et de leurs conjoints. Les femmes de la cour de Baroda, les Maharanis qui portaient et commandaient des bijoux, font autant partie de l'histoire que les souverains masculins. Parmi les Maharanis ultérieures, Sita Devi, qui épousa le Maharaja Pratap Singh Gaekwad en 1943, devint l'une des personnalités les plus éminentes du monde de la joaillerie du milieu du XXe siècle, et son association avec Cartier se prolongea au-delà de la période post-indépendance.

Sources

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