Les Cartier et le marché des perles

Les Cartier et le marché des perles

Il y a cent dix ans, Jacques Cartier est arrivé à Bahreïn pour la première fois. « Mon cher Louis », écrivit-il à son frère, « si j'ai bien compris, la mission la plus importante qui m'a été confiée lors de ce voyage en Orient est d'enquêter sur le marché des perles et de rendre compte de la manière la plus efficace pour nous d'acheter des perles. » Comme Cartier le savait bien, les perles naturelles étaient comme des aimants pour les femmes les plus riches du monde.

Depuis l'ouverture des mines de diamants d'Afrique du Sud, le prix des perles avait monté en flèche par rapport aux diamants en raison de leur rareté relative.

Au début du XXe siècle, une perle de bonne qualité (appréciée davantage pour sa forme ronde que son éclat) était évaluée quatre fois plus chère qu'un diamant de même poids, et un #collierdeperles pouvait être plus cher qu'un tableau de Rembrandt.

Les #perlesnatrellesparfaites étaient presque impossibles à trouver, mais les meilleures, pensaient les Cartier, venaient du Golfe. Le problème était que #lescartiers arrivaient un peu tard. Un autre groupe de frères joailliers, les Rosenthal, avaient déjà gagné la confiance des cheikhs des perles par une astuce très intelligente impliquant des milliers de pièces d'or et plusieurs ânes.

En tant que seule entreprise européenne autorisée à acheter des perles directement à la source, les Rosenthal étaient devenus extraordinairement riches, et les Cartier, fatigués de regarder de loin, voulaient aussi avoir leur part de l'action.

La semaine prochaine, je suivrai les traces de mon arrière-grand-père, en utilisant ses journaux de voyage comme guide.

J'imagine que la communication sera plus facile cette fois-ci – Jacques a écrit que « La conversation n'était pas très rapide car j'ai donné mon message en anglais, (le traducteur) l'a traduit en hindoustani, tout en l'amplifiant légèrement, et puis le Cheikh Youssef l'a traduit en arabe pour le grand cheikh, en ajoutant aussi ses propres commentaires.

De cette manière, une discussion de 50 mots prenait une demi-heure.

Et puis la réponse venait par la même chaîne, donc l'échange se poursuivait pendant un certain temps! »

Pour ceux dans la région, je ferai des lectures et signerai des livres à Oman et à Bahreïn. J'espère aussi réenacter certaines photos des albums de Jacques, alors restez à l'écoute car je les partagerai à mon retour!

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Cet article a été traduit de l'anglais. Lire la version originale en anglais